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France Culture - Électrosensibles : que peut l'Etat ? 22/08/2014
24 Aoû 2014 | Dans Accueil, Médias - Radio | Réagir » } ?>
France Culture - Électrosensibles : que peut l'Etat ? 22/08/2014 - 18:15 - 43 minutes
Notre travail de fond aussi bien au niveau du Ministère de la Santé, de la DGS et de l'ANSES commence à porter ses fruits. Nous avons réussi à crédibiliser notre handicap et notre maladie.
Nous espérons créer un contexte politique favorable au maintien ou à la création de zone refuge (ou blanche). Les projets comme celui de Mme Rivasi sont indispensables à la survie des plus atteints d'entre nous.
Les électrosensibles de France
Voici les liens vers l'opération visibilité dont parle Yannick Barthe:
- Livre de témoignages préfacé par Jean-Yves Cendrey (écrivain) - 2014
- Appel à témoignage - Opération VISIBILITE, action soutenue par 11 associations nationales - 2012
Extraits les plus marquants des propos de Yannick Barthe
Daniel Noy © Radio France
Cherche endroit où me reposer en paix. Aix-en-Provence ou pas loin. Quelques heures peuvent me sauver ».
Ou encore :
Cherche maison en pierre avec murs de plus de 80cm d’épaisseur. Éloignée de 5 kms d'antennes relais, pas de 4G dans la région, pas de faisceaux hertziens, sans Wifi, sans Wimax, avec possibilité de couper les circuits électriques. Merci d'avance. C'est vital.
A parcourir les annonces publiées sur le site du Réseau d’entraide pour les électro-sensibles, on mesure la souffrance de ceux qui se sont découvert une intolérance aux ondes…
Maux de tête, vertiges, troubles du sommeil ou de l’appétit, plaques d’eczéma sur le corps,
Les symptômes varient d’une personne à l’autre, seul point commun : ils se sentent, eux, sous le feu des ondes, et les fuir est devenu leur priorité.
Nous ne ferons pas ce soir le débat sur les causes biologiques de leur mal, 45 minutes ne peuvent suffire à exposer une querelle de près de vingt ans dans laquelle chacun se traite mutuellement de charlatan,
Nous voulions plutôt partir d’un constat : ces personnes existent et elles demandent qu’on les reconnaisse, qu’on modère notre émission d’ondes électro-magnétiques et qu’on délimite pour elle une vaste zone vierge de toute onde…
Ce qu’on appelle aussi « zone blanche » et que les opérateurs de téléphonie se font au contraire un devoir de couvrir.
Alors que se prépare un grand rassemblement pour la cause la semaine prochaine dans les Hautes-Alpes,
Nous posons ce soit la question… Comment les autorités de santé peuvent-elles gérer l’incertitude scientifique ? Le principe de précaution peut-il s’appliquer et comment ? Faut-il comme en Suède, en Autriche, en Allemagne, reconnaître que ces pathologies sont une véritable maladie ?
Invité(s) :
- Yannick Barthe
- Daniel Boy, directeur de recherche (FNSP) au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po
- Michèle Rivasi, eurodéputée Europe-Ecologie-Les-Verts
Lien(s) :
- Lien pour télécharger le texte de F. Chateauraynaud et J. Debaz"Le Partage de l'hypersensible - Le surgissement des électro-hypersensibles dans l'espace public" de Francis Chateauraynaud et Josquin Debaz, article paru dans la revue "Sciences sociales et santé" en 2010.
- Sur la route ... D'une "zone blanche pour les électro-sensibles"par Julie Gacon et Yvon Croizier
- Les Pieds sur Terre : les électrosensiblespar Inès Léraud, Annabelle Brouard et Assia Khalid
Sud Ouest - Ondes électromagnétiques : un texte adopté au Sénat pour mieux les encadrer - 26/06/2014
27 Jun 2014 | Dans Accueil, Médias - Presse } ?>

Le Sénat a adopté mercredi en première lecture la proposition de loi écologiste destinée à mieux encadrer l'exposition aux ondes électromagnétiques, qui touche en particulier les utilisateurs de téléphones portables.
Le texte a été voté par 163 sénateurs, 149 s'y opposant. A gauche, socialistes, écologistes et communistes ont voté pour. En revanche le groupe RDSE (à majorité PRG) s'y est opposé, comme l'UMP. L'ensemble des centristes s'est abstenu. La proposition de loi doit repartir à présent pour une deuxième lecture à l'Assemblée où elle avait été adoptée le 23 janvier.
Son objectif est de graver dans le marbre le principe de la "sobriété" dans l'exposition aux ondes des téléphones portables, boîtiers wifi et antennes relais, et non un "principe de précaution" comme l'avaient proposé les écologistes dans un premier texte il y a un an.
Elle prévoit entre autres une concertation à plusieurs niveaux lors de l'installation d'équipements radioélectriques et une meilleure information sur les sources d'émission, et interdit la publicité pour les tablettes pour les moins de 14 ans (au risque de 75.000 euros d'amende), comme c'est déjà le cas pour les téléphones portables.
Les sénateurs l'ont complété en adoptant notamment un amendement de Chantal Jouanno (UDI-UC) interdisant la publicité des téléphones mobiles dépourvus de kit oreillettes et un autre de Joël Labbé (Ecologiste) visant à rendre obligatoire, dans les écoles primaires, la désactivation des accès sans fil des équipements lorsqu'ils ne sont pas utilisés pour les activités pédagogiques.
Le texte demande aussi au gouvernement un rapport sur l'électro-hypersensibilité, intolérance aux champs électromagnétiques dont souffrent certaines personnes.
La principale source d'exposition, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), est le téléphone portable et de "très loin". L'Anses invite de manière générale à "limiter les expositions de la population", en particulier les utilisateurs intensifs et les enfants, dont la boîte crânienne est moins épaisse. L'utilisation d'une oreillette divise l'exposition au moins par un facteur 10.
Texte de la petite loi : http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2013-2014/595.htmlLettre d'information - Rendez-vous à la DGS du 18 juin
25 Jun 2014 | Dans Accueil, < Nos LETTRES D'INFORMATIONS >, Electrosensibilité reconnaissance } ?>
Trop doucement sans doute mais sûrement, nous avons obtenu par le travail et le contact soutenu avec la Direction Générale de la Santé, un début de réponse à notre problème.
http://www.electrosensible.org/b2/index.php/communiques-presse/cp-dgs-enfin-reponse
La DGS, comme elle s'y était engagée, a envoyé une note d'information aux Agences Régionales de Santé. Il y a fort à parier que vos témoignages envoyés dans chaque ARS ont également permis une remontée vers le Ministère, l'obligeant à prendre position.
Cela ne révolutionnera pas le quotidien des électrosensibles, mais c'est quand même la première fois que les ARS reçoivent une information émanant du Ministère, allant plutôt dans le bon sens. Cela va aussi nous donner des leviers d'action pour poursuivre la pression sur les pouvoirs publics.
· La note précise aux ARS qu'elles peuvent mobiliser le dispositif de mesure de l'ANFR pour la mesure des expositions.
Si vous avez un problème de logement trop exposé, profitez de cette occasion pour vous signaler à votre ARS et l'obliger à ouvrir un dossier d'enquête sanitaire concernant votre situation. Une fiche pratique, réservée aux adhérents, pour vous aider à mener cette action le plus efficacement possible peut vous être adressée sur demande.
· La note rappelle que, comme pour tout patient, pour les personnes électrosensibles devant se faire hospitaliser, les conditions d'hospitalisation doivent concilier la demande du patient (en terme de minimisation de l'exposition) avec les contraintes liées à l'urgence, l'organisation et la sécurité des soins. Dès lors, votre demande est légitimée, même si en pratique rien n'est pour l'instant spécialement prévu pour accueillir des personnes chimico ou électrosensibles. Mais, c'est un premier pas fondamental pour pouvoir faire évoluer cette question à l'avenir.
· la délivrance et le contenu de certificats médicaux attestant de l'hypersensibilité d'un patient sont laissés à l'appréciation du médecin au cas par cas. C'est sans doute le plus important car de fait, cela légitime la mention de l’électrohypersensibilité dans les certificats médicaux délivrés par les médecins, sécurise leur écrit et permet de le faire valoir auprès des instances comme la CPAM, MDPH, médecin du travail...
· la DGS ne voit pas d'objection à la création de zones blanches issues de projets d'initiative privée, ce qui peut être un levier pour les projets en cours ou futurs comme par exemple le projet de Durbon.
· les 24 Centres de Pathologie Professionnelle (CPP) sont désignés comme centres référents pour la prise en charge
Concernant les CPP, nous avons expliqué que la confiance est à reconstruire après les désastreuses prises de position du Pr Choudat dans le cadre de l'étude Cochin. Nous savons que certains médecins dans quelques centres font un travail loyal vis-à-vis des personnes qui les contactent et qu'il faut valoriser ces expériences. Certains d'entre vous ont pu se voir remettre des certificats utiles à leurs démarches (MDPH...) et parfois obtenir une écoute réelle. D'après la DGS, la prise en charge dans le cadre de l'étude a également permis de dépister certains cas d'autres maladies, parfois graves, qui dès lors ont pu être prises en charge médicalement, ce dont on ne peut que se réjouir.
Une analyse objective de la situation nous conduit à penser que les CPP seront à l'avenir un élément essentiel pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies liées à l'environnement. C'est en effet, la solution logique vers laquelle le Ministère se tourne pour pouvoir répondre, dans le cadre de l'hôpital public, à ces nouvelles maladies. (Actuellement, l’essentiel de la prise en charge relève de quelques consultations privées.)
Il y a donc pour nous un enjeu fondamental à peser pour que les vieux réflexes d'une médecine archaïque qui peuvent encore perdurer soient balayés au profit d'une médecine perméable aux plus récentes découvertes scientifiques et ouverte au dialogue avec les malades impliqués dans la compréhension de la pathologie et de sa prise en charge.
C'est pourquoi, nous sommes très satisfaits que la DGS ait repris à son compte l'idée de rencontres scientifiques, organisées par l'ANSES, destinées à décloisonner les différentes disciplines et acteurs impliqués : experts, chercheurs, cliniciens, malades, acteurs du handicap...
Ces plate-formes pourraient permettre de valoriser les expériences des cliniciens recevant réellement des patients, l'expertise citoyenne des malades, et nourrir la réflexion des experts de l'ANSES qui doivent rendre leur rapport sur l'EHS début 2015.
Les adhérents recevront la note par email séparé. Au plaisir de recevoir vos adhésions.
Bonnes vacances.
L'équipe des Electrosensibles de France.
Communiqué de presse du 19 juin 2014 - Direction Générale de la Santé - Enfin un début de réponse !
20 Jun 2014 | Dans Accueil, < Communiqués de PRESSE > } ?>
Communiqué de presse du 17 juin 2014 - Cinquième rendez-vous au Ministère de la Santé - La DGS priée de faire mieux que les sénateurs!
17 Jun 2014 | Dans Accueil, < Communiqués de PRESSE > } ?>
Communiqué de presse - Le sommeil des sénateurs perturbé par une nouvelle étude sur les ondes ? - 16 juin 2014
16 Jun 2014 | Dans Accueil, < Communiqués de PRESSE > | Réagir » } ?>
Communiqué de presse daté du 16 juin 2014 par Priartem et Agir pour l’Environnement
A quelques jours de l’examen par le Sénat de la proposition de loi sur les ondes électromagnétiques, une nouvelle étude française vient de paraître le 9 juin sur le site PLOS-One (Ref : « Does Exposure to Radiofrequency Electromangetic Fields Modify Thermal Preference in Juvenile Rats ? » Pelletier et al.) A la suite de leurs précédents travaux qui avaient montré chez le jeune rat, une perturbation de la balance énergétique, de la vasoconstriction et la fragmentation du sommeil paradoxal, l’équipe de l’Université d’Amiens et de l’Ineris a poursuivi ses investigations sur des niveaux d’exposition faibles (1V/m), proches du niveau moyen rencontré dans l’environnement des antennes-relais. Les conclusions sont claires : les rats exposés choisissent de dormir à 31° plutôt qu’à 28° et la structure de leur sommeil est nettement perturbée. Des modifications de la sensation thermique au niveau des thermorécepteurs périphériques pourraient être impliquées.
Alors que s’accumulent les études montrant un risque, même à faible niveau, les travaux parlementaires n’ont fait qu’amoindrir la portée de la proposition de loi déposée par Laurence Abeille dans le cadre de la niche du groupe Ecologiste. Les députés l’avaient déjà beaucoup rabotée en janvier dernier. En commission, les sénateurs, l’ont tout simplement vidée de sa substance.
Sur quels motifs ? C’est très simple : à la page 7 de son rapport, le sénateur Raoul, président de la commission des affaires économiques et rapporteur de la proposition de loi, donne la solution, même si c’est à coup de contre-vérités évidentes : « « Votre rapporteur rappelle avec force qu’aucune étude n’a établi la preuve d’un risque sanitaire de l’exposition aux ondes électromagnétiques. » Foin donc de la classification de l’OMS des radiofréquences comme possiblement cancérogènes pour l’homme ; foin des recommandations de l’ANSES de réduction des expositions ; foin de l’accumulation de signaux scientifiques de plus en plus nombreux. Pour le sénateur Raoul il convient de s’en tenir sans scrupule au paradigme des « effets avérés » - ceux que nous connaîtrons dans 25 ans - antithèse du principe de précaution. Il s’agit de défendre à tout prix la technologie et les intérêts économiques qui la développent et tant pis si, à un terme plus ou moins long, le coût social est élevé.
Les associations appellent les sénateurs à se réveiller et les engagent à se saisir de cette proposition de loi pour mettre en œuvre une vraie politique de santé publique dans le dossier des radiofréquences.
Contact presse
Janine Le Calvez, présidente de Priartém
Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement